Ascoli vante une permanence extraordinaire,
du Moyen-Age à aujourd’hui, de jeux historiques à cheval
organisés en occasion de la fête patronale de S
Emidio qui sont, par la suite, devenus coutumier et organisés
un jour fixe dans l’année (même d’autres
jeux extraordinaires pouvaient être organisés,
de façon improvisée dans l’année,
pour des événements particuliers).
Depuis le XVème siècle, les jeux équestres
prévoyaient deux parties distinctes : 1) Le défilé public
des chevaliers nobles et de leurs suites (Brigata), vêtus
avec des soubrevestes brodées (depuis le XVIème
siècle avec l’emblème et l’écusson
de famille) aux couleurs qui permettaient de les identifier
les uns les autres. 2) L’armeggeria, faite par les chevaliers
(après s’être dévêtus des habits
du défilé et en endossant une armure ou bien un
pourpoint ou une tunique qui sont plus pratiques), qui consistait
en la rupture de la lance contre la cible.
Giostra (du latin juxta = à coté, juxtare
= approcher). A partir de la moitié du XIIème
siècle elle se distingue du tournoi (combat collectif, « mêlée »,
d’hommes à cheval organisés par équipe
se chargeant avec les lances en arrêt, prêts à toucher
des points précis de l’adversaire dans un espace
ouvert ou cerné) et devance la formation des équipes.
A partir de la première moitié du XIVème
siècle elle devînt une partie du tournoi jusqu’à quand
(vers la moitié du XVème siècle) elle devint
autonome (René d’Anjou, Traictié de la forme
et devis d’un tournoi). Les giostre les plus communes,
encore aujourd’hui proposées dans différentes
localités italiennes, sont celles de l’anneau et
la Quintana. |